
Laurent Korcia et Élodie Soulard
Violon et accordéon
Un violon et un accordéon : deux instruments que l’on imagine rarement côte à côte. Entre les mains de Laurent Korcia et Élodie Soulard, ils deviennent pourtant de merveilleux partenaires de jeu.
Laurent Korcia, le violon sans frontières
Entré à douze ans au Conservatoire de Paris, Laurent Korcia rencontre très jeune le pianiste Pierre Barbizet, qui jouera un rôle important dans sa formation. Lauréat du prestigieux Concours Paganini de Gênes, puis de plusieurs grands concours internationaux, il se forge très tôt un remarquable palmarès.
Mais Laurent Korcia aime circuler entre les univers. Bartók, Ravel ou Ysaÿe voisinent chez lui avec le jazz et les musiques de film. Passionné de cinéma — il cite volontiers Chaplin, Truffaut ou Kubrick — il a d’ailleurs consacré tout un projet aux grandes musiques du septième art. Et lorsqu’on l’interroge sur la chanson française, trois noms lui viennent : Brassens, Brel et Trenet.
Cette curiosité dit assez bien sa manière d’être musicien : une grande maîtrise de l’instrument, mais toujours au service de la liberté, de l’émotion et de l’imprévu.
Depuis 2000, il joue sur un Stradivarius construit en 1719.
Élodie Soulard, l’accordéon comme un orchestre
Avec Élodie Soulard, on oublie vite l’image traditionnelle de l’accordéon.
Formée au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, elle s’est également passionnée pour l’analyse, l’orchestration et la direction d’orchestre. Son accordéon de concert, de facture russe, lui offre une palette de timbres qui lui permet d’aborder aussi bien Bach que Tchaïkovski, Berio ou Ligeti.
Lorsqu’elle transpose une œuvre écrite pour le piano, l’orgue ou l’orchestre, elle ne se contente pas d’en déplacer les notes : elle en repense les couleurs, les équilibres et les respirations. Elle parle d’ailleurs de ses transcriptions comme de véritables orchestrations.
Une façon très personnelle d’emmener l’accordéon là où on ne l’attend pas.
Deux tempéraments, un même goût de la liberté
Laurent Korcia et Élodie Soulard se connaissent déjà musicalement. Leur répertoire commun les mène de Bartók à Piazzolla, de Sarasate aux musiques de cinéma.
Deux musiciens curieux, libres dans leurs choix, et manifestement heureux de sortir des chemins tout tracés.
