25 septembre

  Amphithéâtre  Narcejac 19 h

Alexandre Lagoya disait de cet élève: « Emmanuel offre à la guitare une sonorité puissante, de la virtuosité, de l’émotion et une fantaisie qui font déjà de lui un grand artiste. »

Il vous fera redécouvrir Tarrega, Albeniz, Granados, Paganini ...

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 Tarifs  20 € / 5 € (-18 ans)

  Les oeuvres

Francisco TARREGA (1852-1909)  : Recuerdos de la Alhambra

 

Ce jeune espagnol se consacre à la musique à la suite d’une chute dans un canal qui altère sa vue de façon irrémédiable.

Il a 10 ans quand un guitariste concertiste le remarque et lui donne des cours. Mais à son départ, il fugue pour mener sa carrière musicale et gagner sa vie dans les cafés de Barcelone. Il compose alors cette « gran jota aragonaise» à 20 ans. Grâce à un mécène, il entre au Conservatoire de Madrid. Puis connu comme « le Sarasate de la guitare » il donnera de nombreux concerts.

La « jota » aurait été inventée par un troubadour arabe au XII ème siècle. Répandue en Espagne , elle varie selon les régions. La jota aragonaise date du XVIIIème siècle. Son rythme rappelle le fandango.

Recuerdos (souvenirs) de la Alhambra est composée en 1896, 2 ans après la visite de cette forteresse des Rois Maures à Grenade. Association du romantisme avec les traits orientaux de l’architecture de ce palais, cette œuvre utilise un accompagnement ininterrompu du « trémolo » répétition rapide à la double croche d'une note unique sur plusieurs doigts.

 

Enrique GRANADOS (1867-1916)  :        Andaluza

 

Il étudie le piano et la composition à Barcelone et à 20 ans se perfectionne à Paris où il rencontre Fauré, Debussy, Ravel, Saint Saëns.

De retour à Barcelone, il donne de nombreux récitals et écrit, en 1890, pour le piano, 12 danses espagnoles qui évoquent les différentes régions d’Espagne dont Andaluza (N°5). Il enseigne et compose.

Sa Suite pour piano « Goyescas », en hommage au peintre Goya lui inspire son Opéra « Goyescas ». En 1916, il présente cette œuvre dans une tournée triomphale aux Etats Unis. Sur le chemin du retour, entre Londres et Barcelone, son navire est torpillé par l‘aviation allemande et coule. Il se noie avec son épouse en essayant de la sauver.

 

Isaac ALBENIZ (1860-1909)    Granada       Asturias

 

Cet enfant prodige de Barcelone, âgé de 4 ans, donne un concert avec sa sœur pianiste. Il a 8 ans lorsque son père perd son emploi. Il veut alors utiliser les talents de son fils et en faire un nouveau Mozart. Mais l’enfant fuit parfois l’autorité paternelle en fuguant à Valence, à Valadollid  et même en Amérique latine! Exubérant et charmeur, rien ne lui résiste et de retour en Europe, à 23 ans, il épouse son élève Rosina qui lui donne 4 enfants.

Il se stabilise, s’installe à Paris en 1893 et redécouvre alors les mélodies et rythmes populaires espagnols, qu’il métisse à ses compositions « savantes ». Sérénade, Granada est une des 4 pièces de la Suite espagnole offerte à la Reine d’Espagne en 1887.

Par contre, Asturias est le prélude d’une Suite de 5 pièces, « Chants d’Espagne » publiés en 1892. Il précisera, à propos de cette œuvre : «  pur flamenco andalou »

Johann Kaspar MERTZ (1806-1856)       Elégie          Fantaisie hongroise

 

Il naît à Presbourg, aujourd’hui Bratislava en Slovaquie. A cette époque, cette région est sous la dépendance autrichienne. Il apprend à jouer de la guitare et de la flûte.

A 34 ans, il s’installe à Vienne. A cette époque, le piano est roi en Europe centrale. Mertz cherche à adapter la virtuosité technique du piano à la guitare. Son style brillant lui vaut le surnom de  « Liszt de la guitare » . Ses compositions dont Elégie et Fantaisie hongroise rencontrent un vif succès .

Si dans l’Antiquité l’Elégie est un poème évoquant la mort, à la période romantique, elle peut pleurer une rupture sentimentale, une grande tristesse.

Contemporain de Brahms (les Danses hongroises) et de Liszt (Rhapsodies hongroises) il s’inspire comme eux de la musique traditionnelle et propose une œuvre « de style hongrois » , la Fantaisie hongroise.

 

Silvius Leopold WEISS (1687-1750)               Passacaille

 

Après avoir étudié le luth avec son père en Silésie, il voyage de Cour en Cour à travers l’Europe. A Dresde, il rencontre la famille Bach et sans complexe se retrouve en compétition avec le « Grand Jean-Sébastien Bach ». Un de ses contemporains écrira : « ...fameux Weiss, qui excelle si fort sur son luth que tous ceux qui viendront après lui, n’auront que la gloire de l’imiter... » Il fut un des plus prolifiques compositeurs pour luth de son temps.

La Passacaille est une danse lente populaire, d'origine espagnole qui remonte à la Renaissance .Transplantée dans d'autres pays d'Europe, elle y devient une danse prisée par la noblesse.

 

Niccolo PAGANINI (1782-1840)         Caprice   La campanella

 

Considéré comme le plus grand violoniste de tous les temps, il inventa de nouvelles façons de jouer du violon, notamment en ne gardant que 2 cordes ! Et même une !!

Dés ses 5 ans, son père exigeant et autoritaire lui apprend la mandoline et le violon. Il donne son premier concert à 8 ans et à 14 ans est déjà connu comme un compositeur accompli. A 18 ans, il étudie la guitare et compose pour cet instrument. Vers 1805, il écrit 24 « Caprices pour violon seul », considérés comme « Etudes » à l’époque à cause de leur difficulté transcendante, ils sont aujourd’hui joués pour leur richesse artistique par tous les virtuoses.

La Campanella (petite clochette) est le thème du mouvement final de son second concerto pour violon repris par Liszt dans une étude pour piano,une des plus difficiles jamais écrites.